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Alerte à la fièvre

Le chikungunya est en République dominicaine

vendredi 11 avril 2014 par Administrator

Une fièvre sévit actuellement en République dominicaine, fièvre qui provoque de fortes douleurs articulaires et des courbatures. On la connaît sous le nom de « chikungunya, un alphavirus de la famille des togaviridae et est transmis par un moustique du genre Aedes », a signalé cet après-midi la Direction générale du ministère de la Santé publique et de la Population à la rédaction de Le Nouvelliste.

Le ministre dominicain de la Santé publique, le Dr Freddy Hidalgo Núñez, pour sa part, a confirmé l’existence d’un foyer du virus Chikungunya dans la municipalité de Nigua dans la province de San Cristóbal, selon le site d’information El Dia (eldia.com.do)

Selon le Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), « Le virus est transmis d’un être humain à l’autre par les piqûres de moustiques femelles infectées. La maladie se manifeste généralement entre quatre et huit jours après la piqûre de l’insecte, mais la fourchette peut aller de deux à douze jours ».

Et en matière de prise en charge ? La direction du ministère souligne qu’« Il n’existe pas de médicament spécifique qui permette de guérir la maladie. Le traitement a essentiellement pour but d’atténuer les symptômes, notamment l’arthralgie. Il n’existe pas de vaccin commercial contre le chikungunya. »

Avant d’atteindre la République voisine, le chikungunya, cette fièvre, dit-on, qui brise les os, pouvant causer une très longue fatigue, était dans l’île de Saint-Martin dans la Caraïbe.

Signalons que le chikungunya a fait son premier mort à Saint Martin. En Guadeloupe, le nombre de cas ne
cesse d’augmenter, notamment à Baie-Mahaut, où le foyer n’est pas maîtrisé. A la Martinique, l’épidémie progresse, 340 cas suspects. Saint-Barthélémy, 81 cas probables répertoriés, rapporte France-Antilles Guadeloupe (ww.franceantilles.fr)

Le ministère de la Santé fait savoir qu’elle se prépare pour éviter la propagation de cette maladie en Haïti. Aussi va-t-il renforcer la surveillance épidémiologique au niveau des ports et aéroports. En effet, il réalisera l’investigation biologique chez toute personne ayant des symptômes similaires et provenant d’un pays à risque : Antilles (Saint-Martin) et d’autres pays ou le vecteur est présent. Il initiera la surveillance du chikungunya au niveau départemental, institutionnel et communautaire en se basant sur la définition de cas suspects.

Pour intensifier cette lutte contre ce moustique, la population sera sensibilisée au mode de transmission de la maladie. D’ores et déjà, le MSPP encourage la population à assainir son environ immédiat (éliminer les récipients : bouteilles, flaques d’eau, marmites, pneus usagés, gites de prédilection de l’Aedes.)

D’après un document du MSPP, le virus « a été isolé pour la première fois en Ouganda en 1953, lors d’une épidémie survenue en Tanzanie. » Plus loin, il souligne que « les années 2005 et 2006 ont été marquées par une circulation particulièrement intense de ce virus, non seulement à La Réunion et à Mayotte mais aussi dans d’autres îles de l’océan Indien comme les Comores, Madagascar, l’île Maurice et les Seychelles. En Inde, plus de 1,4 million de cas ont été dénombrés en 2006. Le Pakistan, le Sri Lanka, la Malaisie, les Maldives ont eux aussi été atteints. En 2007, une épidémie importante avait touché le Gabon provoquant plus de 20 000 cas. »

Notons que l’appellation de « chikungunya » vient du makondé (Tanznie et Mozambique) et signifie « l’homme qui marche courbé ».
Claude Bernard Sérant

Voir en ligne : Le Nouvelliste







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