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Complot, diversion...Lavalas exige des élections

lundi 5 août 2013 par Administrator

« Quelqu’un qui est un expert dans la réalisation de coup d’Etat voit partout des coups d’Etat. » Une réponse simple et claire du Dr Jean Myrto Julien, membre du comité exécutif de l’organisation politique Fanmi Lavalas au président Michel Martelly. Selon lui, la solution à la situation est la réalisation des élections avant la fin de l’année.

« Pour le moment, nous évitons d’entrer dans ce genre de polémique, a déclaré le Dr Jean Myrto Julien dans une interview accordée vendredi au Nouvelliste. Je dénote une sorte de trouble au niveau du pouvoir lui-même. La solution de la situation, c’est la réalisation des élections avant la fin de l’année. Nous autres au niveau de Fanmi Lavalas, c’est sur ce point que nous travaillons et nous y croyons. Nous encourageons le pouvoir à comprendre que la solution, c’est la voie des élections libres, démocratiques, honnêtes et inclusives. »

« Pa gen wout pa bwa », a martelé le Dr Myrto Julien comme pour dire que l’exécutif n’a d’autre choix que la réalisation des élections avant la fin de l’année pour renouveler le tiers du Sénat et les collectivités territoriales. « Le chaos, le trouble et l’instabilité ne seront bons pour personne », a-t-il prédit.

Très prudent dans ses propos, le Dr Jean Myrto Julien a, à maintes reprises, souligné que la solution à la situation que connaît ces derniers jours le pays doit nécessairement passer par des élections libres, démocratiques, honnêtes et inclusives. « Ce sera bon pour tout le monde et cela doit être la revendication de tous... », a soutenu dans cette interview le membre du comité exécutif de l’organisation politique Fanmi Lavalas.

Interrogé sur la position des partis politiques de l’opposition qui exigent de l’exécutif la réalisation des élections avant la fin de l’année ou sa démission, le Dr Julien a répondu : « Nous autres, nous croyons que la solution, ce sont les élections et nous pensons que toute personne responsable le comprendra. C’est notre position, je ne peux pas en dire davantage », a-t-il dit de façon laconique.

Le Dr Myrto Julien est on ne peut plus prudent sur la question relative à la mort du juge instructeur Jean Serge Joseph et sur le dossier de corruption présumée concernant la première dame, Sophia Martelly, et son fils Olivier. « Ce que je peux vous dire, nous nous courbons devant la dépouille du juge et présentons encore une fois nos sympathies à la famille du juge et au système judiciaire haïtien qui a perdu un de ses membres. Pour le reste, nous attendons les résultats des enquêtes diligentées avant d’opiner », a-t-il indiqué.

Plus tranchant et plus direct, Ansyto Félix, également membre de Fanmi Lavalas, a estimé que la préparation de coup d’Etat évoquée par le chef de l’Etat vise à distraire la population et faire oublier un ensemble de dossiers importants. « Le peuple haïtien ne doit pas se laisser distraire par les dirigeants du pays qui viennent avec des ’’koze kremòl’’ (paroles sans fondement) », a soutenu le militant politique. Il a ajouté que le peuple ne doit pas oublier la réalisation des élections, qui devaient se tenir depuis longtemps, ni les commissions d’enquête qui ont été formées sur un ensemble de crises qu’a connues le pays et dont on ignore les résultats.

« Nous autres démocrates qui avons toujours lutté contre les putschistes, nous allons continuer à le faire, a-t-il dit. Cependant, nous pensons que le président doit être cohérent avec lui-même. Je me rappelle qu’il avait déjà dit que grâce à la présence de la Minustah dans le pays, il n’y a pas moyen d’organiser un coup d’Etat... », a-t-il poursuivi tout en se demandant si le chef de l’Etat ne cherche pas à banaliser les scandales qu’a connus le pays récemment.

Si Ansyto Félix ne soutient pas directement les partis politiques de l’opposition dans leurs démarches ( élections ou démission ), il a cependant appelé à une véritable mobilisation citoyenne au cours de ce mois d’août, « une façon d’imposer l’organisation des élections libres, honnêtes et démocratiques dans le pays à la fin de l’année », a-t-il dit. « Nous resterons toujours à l’écoute des revendications de la population... »

Selon lui, durant les deux ans de Michel Martelly à la tête du pays, la misère et le chômage ont augmenté. « De plus en plus, la justice semble être dépendante du pouvoir exécutif ; ne parlons pas du Parlement. Aujourd’hui, il faut qu’il y ait une correction démocratique et nous entendons le faire avec la participation de la population dans des élections libres, honnêtes, démocratiques et surtout inclusives », a-t-il fait valoir.

Cela fait un mois et quelques jours depuis que le Collège transitoire du Conseil électoral permanent (CTCEP) a acheminé le projet de loi électorale à l’exécutif. Récemment, le chef de l’Etat a fait savoir que son équipe juridique continue d’examiner le document et que tous les 246 articles seront scrutés minutieusement. Ceux qui sont pressés d’avoir des élections, Michel Martelly leur a conseillé d’utiliser la loi électorale de 2008, un document jugé dépassé par des hommes politiques et qui ne cadre pas avec les amendements de la Constitution.

Robenson Geffrard,

rgeffrard@lenouvelliste.com








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