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Haïti - Politique : Sans de bonnes élections pas de reconstruction

jeudi 23 septembre 2010 par Administrator

Lors de la dernière conférence de presse des Nations Unies en Haïti [16/09/2010], Edmond Mulet, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti et Chef de la Minustah a mis les point sur les « i » en rappelant pour commencer la position des États membres qui se sont exprimés au Conseil de Sécurité qui s’est tenu début septembre.

« Je dois dire qu’il y a un aspect qui a fait l’unanimité de tous les participants, des 26 Etats membres. C’est l’importance d’organiser des élections libres, transparentes et crédibles le 28 novembre de cette année. Tout cela naturellement pour mettre en place un gouvernement légitime à partir du 7 février de l’année prochaine. Tous les intervenants ont fait le lien crucial qui existe entre la reconstruction du pays et la présence d’un gouvernement et d’une assemblée nationale disposant d’une légitimité que seules les urnes peuvent apporter. En effet, seules des institutions fortes, qui ont l’appui du peuple haïtien, seront à même d’assurer le leadership qui sera requis pour la reconstruction du pays. »

Répondant à la question d’un journaliste lui demandant s’il n’y avait pas « une sorte de priorisation des élections par rapport à la reconstruction » le chef de la Minsutah à précisé « Ce n’est pas une priorisation. La reconstruction du pays est très importante. C’est vital. Mais il y a aussi le consensus de tout le monde. C’est unanime que sans élections, sans un gouvernement légitime sur place, la reconstruction ne pourra pas être faite comme il faut. Il faut avoir sur place un gouvernement légitime. On a vu déjà dans le pays, dans le passé, à plusieurs reprises, que quand il y a des gouvernements intérimaires, des gouvernements provisoires, rien ne se passe. Tout s’arrête. Même les investisseurs nationaux veulent avoir sur place un gouvernement légitime. Et la communauté internationale aussi attend toujours l’arrivée d’un président élu, d’une assemblée nationale élue pour pouvoir travailler à moyen et à long terme.

C’est pour cela que c’est très important que le 28 novembre le peuple haïtien participe aux urnes afin d’élire les candidats de leurs choix au niveau de la Présidence, du Sénat et de la Chambre des députés. Puis le 7 février de l’année prochaine, avoir un nouveau gouvernement. Sur cette base la reconstruction du pays pourra vraiment avancer de façon plus rapide. S’il n’y a pas de gouvernement installé, issu d’élections démocratiques dans le pays, je ne vois pas comment les bailleurs de fonds, la communauté internationale, les investisseurs privés pourront venir travailler en Haïti, créer des emplois et générer le développement du pays. Même si la reconstruction est vraiment une priorité pour tout le monde, la stabilité politique et sociale dans le pays l’est aussi. C’est une seule médaille avec deux faces : la reconstruction et le processus démocratique. »

L’enjeu est clair et la pression de l’internationale sans équivoque, l’objectif de la prochaine élection dépasse les seuls aspects politiques. Ce que devra décider le peuple haïtien par les urnes c’est l’avenir de la reconstruction d’Haïti, une lourde responsabilité lorsque l’on sait que la plupart des électeurs ne sont pas en mesure de comprendre la portée de leur vote au delà de l’appui à un(e) candidat(e).

Restera à savoir, une fois connu les résultats de ces élections, comment la communauté internationale définira les notions de : « gouvernement légitime, d’élections démocratiques, d’élections crédibles, libres et transparentes » et surtout ce qu’en pensera la population et comment elle réagira.








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