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Insalubrité et absence de service d’hygiène en Haïti

jeudi 15 décembre 2011 par Wadner Isidor

La problématique de l’insalubrité en Haïti est un phénomène social qui remonte à plus de vingt ans. Malgré les multiples efforts des autorités, le problème demeure constant. Que faire pour parvenir à la vraie solution ?

La problématique de l’insalubrité en Haïti est un fait social qui fait la une des journaux, des débats et des assemblées depuis 25 ans. La fermeture du service d’hygiène depuis le début des années 90 et la démission des fonctionnaires publiques au profit de leur intérêt personnel font de la capitale haïtienne l’une des cinq villes les plus insalubres au monde. En effet, depuis tantôt 20 ans les piles d’immondices qui jonchent les rues de la capitale et des villes de province servent des points de repère pour donner des adresses. Car presqu’à tous les 50 mètres se trouve une pile de fatras de toute sorte de matières polluantes déversées à la merci des moustiques, dégageant des odeurs nauséabondes et fragilisant la vie des passants et des habitants des quartiers de partout.

Nonobstant les mesures intentées par les gouvernements, les rues demeurent l’endroit idéal pour beaucoup d’haïtiens de jeter des déchets de tout genre, sans penser aux conséquences à venir. Aujourd’hui, avoir un comportement différent face à cette habitude populaire est vu comme un signe d’indifférence ; car la mentalité fait croire que jeter des fatras dans la rue est normal puisque cela devient l’unique alternative pour la population très peu éduquée. Au fait, il n’est pas étonnant de voir des personnalités importantes du pays comme des fonctionnaires ou même des professeurs descendant des vitres de leur voiture et projettent comme bon leur semble des bouteilles ou des papiers d’emballage dans les rues. En dépit du danger que cette condition d’insalubrité représente pour la santé des habitants du pays, il semble que la majorité des haïtiens n’ont rien à foutre de ce problème dont ils sont eux-mêmes la principale cause. Une petite ballade de 30 minutes seulement suffit pour observer l’état d’insalubrité de la capitale et des zones avoisinantes. Au centre de ville de Port-au-Prince, certains coins de rues sont assez réputés en ce sens ; car chaque jour les passants observent ce tableau piteux et odieux et inspirent malgré eux les mauvaises odeurs avec les matières fécales, les cadavres d’animaux et j’en passe, déposés sur des tas d’immondices.

La plupart vont jusqu’à avouer que l’insalubrité en Haïti est une politique. Quel genre de politique s’agit-il ? Nul ne sait. Mais li faut quand même l’admettre, parce que malgré les efforts déployés par les municipalités, en dépit de leurs maigres moyens, il n’y a jamais eu de solution et le problème est bien présent, visible à tout œil. Ne peut-on pas dire qu’il y a un manque de volonté de parvenir à la vraie solution du problème, puisque la grande question est l’absence de loi ou du moins l’absence de mesures strictes servant de garde-fou devant empêcher aux citoyens de jeter des fatras n’importe où. On prétend que d’une certaine façon ce phénomène reste un prétexte pour justifier certaines dépenses ou même des sollicitations auprès des pays amis et des organismes étrangers. Alors que de nos jours les fatras constituent des sources d’économie et d’énergies, ce qui certainement oblige la mise en place des structures appropriées, et sans oublier les amendes que l’on doit imposer aux personnes surprises en train de jeter des déchets dans les rues ou quelque part n’étant pas réservé, moyen qui pourrait aussi rapporter de l’argent au trésor publique et servit à l’achat de certains équipements.

Il revient à dire que le phénomène d’insalubrité en Haïti mérite un regard particulier, non pas comme une explosion sociale insurmontable, mais comme une mauvaise habitude ou plutôt une infraction qu’on peut freiner par l’application des mesures strictes avec l’imposition des amendes et des sanctions prévues par la loi. Si jamais l’on prévoit des mesures à cet effet et des moyens pour les faire appliquer, l’image du pays ne sera pas celle qu’on a aujourd’hui, ce qui est une honte pour la première République noire du monde.

Wadner Isidor

Wadneri26@yahoo.fr








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