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« J’étais certain de mourir » - Marc Perrreault - par : Sarah-Maude Lefebvre , Agence QMI

mercredi 8 septembre 2010 par Administrator

Quelques minutes avant que l’hôtel Montana ne s’effondre sur lui, Marc Perreault, un ingénieur québécois, se préparait à aller prendre un verre avec son ami, l’ancien politicien Serge Marcil. « Quand je me suis réveillé, enseveli sous trois étages de béton, j’ai tout de suite pensé que Serge m’attendait et me chercherait », confie-t-il. Malheureusement, il ne devait jamais revoir son ami qui, comme des milliers d’autres personnes, a trouvé la mort en Haïti le 12 janvier.

Huit mois après le tremblement de terre qui a dévasté la perle des Antilles, Marc Perreault doit non seulement faire le deuil de son ami, mais aussi se remettre du terrible cauchemar qu’il a vécu lorsqu’il est demeuré coincé pendant 18 heures sous les ruines d’un hôtel.

« J’étais en Haïti pour une soumission pour la construction de deux ponts, en compagnie de Serge Marcil qui travail-lait comme moi pour le groupe SM International. La terre a tremblé seulement trois heures après notre arrivée, alors que je venais tout juste d’entrer dans ma chambre d’hôtel », a raconté l’homme de 41 ans, qui raconte son expérience dans un livre qui est disponible aujourd’hui.

Son hôtel s’est effondré sous la violence de la secousse, coinçant ainsi Marc Perreault sous des tonnes de béton. Quand le père de famille a repris connaissance, il était non seulement en mauvaise position, mais aussi gravement blessé.

« J’avais un traumatisme crânien, le bassin et le fémur fracturés. Aussi, plusieurs morceaux de métal me transperçaient la peau. Je pensais qu’une conduite d’eau était percée et s’écoulait sur moi, mais c’est mon sang qui glissait sur mon visage. Je n’ai jamais autant souffert de ma vie », se remémore M. Perreault.

« Déconnecté de ses émotions », ce dernier est resté immobile pendant 16 heures, préservant ses forces pour le moment où il pourrait appeler à l’aide.

« Les premières heures, j’ai entendu des cris d’agonie autour de moi, puis ce fut le silence. J’étais certain de mourir. J’ai fait mon deuil et pensé constamment à mes enfants. »

Pleurs de soulagement

Finalement, un militaire équatorien a réussi à localiser Marc Perreault sous les décombres, d’où il a réussi à l’extirper au bout de deux heures de travail.

« Une fois à l’air libre, la première chose que j’ai demandée, c’est un Sprite. Tout le monde est parti à rire. J’ai réalisé que j’allais m’en sortir et j’ai pleuré pour la première fois », se rappelle-t-il avec émotion.

Grâce au concours de deux policières du SPVM, le résident de Sainte-Julie a pu être rapatrié au Canada.

La première chose à laquelle il a pensé durant les premiers jours de son hospitalisation ? Se faire faire un tatouage sur le flanc représentant l’île d’Haïti.

Plusieurs mois plus tard, Marc Perreault continue à recevoir des soins en réadaptation tous les jours.

« Dès que je pourrai, je retour nerai en Haïti pour donner un coup de main. J’ai survécu et je suis maintenant en période de prolongation », conclut-il en souriant.

* Sous les décombres de l’hôtel Montana - Récit d’un survivant du séisme en Haïti, en librairie aujourd’hui.








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