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La FAO apporte son appui technique à trois projets du ministère de l’Agriculture

vendredi 13 mars 2015 par William Toussaint

Le Ministère de l’Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont procédé, le jeudi 12 mars 2015, à la signature de trois accords scellant ainsi l’assistance technique apportée par la FAO à ces trois projets du MARNDR dans le cadre de la mise en œuvre du Programme triennal de relance agricole.

« Je remercie la FAO pour l’appui technique qu’elle apporte au ministère de l’Agriculture […] Notre rôle, entre autres, au sein du MARNDR est d’assurer la synergie des actions du ministère et de ses partenaires pour arriver à obtenir les résultats escomptés dans le cadre du Programme triennal de relance agricole », a déclaré Fresner Dorcin, ministre de l’Agriculture, au moment de parapher les trois protocoles d’accord d’un montant total de 1,9 million de dollars.

Les trois projets en question sont les suivants : un projet de développement et de la transformation de la filière lait en Haïti, un projet d’assistance technique et institutionnelle au programme d’appui à la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Haïti et un projet d’appui à la relance du secteur semencier.

« Je réaffirme la disponibilité et l’engagement de la FAO à soutenir les initiatives du gouvernement d’Haïti visant à permettre à la population de recouvrer aussi rapidement que possible une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable », a affirmé le représentant de la FAO en Haïti, Frits Ohler.

Ainsi, l’agence onusienne a décidé d’accompagner techniquement le MARNDR dans l’implémentation des trois projets susmentionnés. Pour Frits Ohler, l’absence de coordination entre les différentes interventions dans le secteur semencier nécessite la mise en place d’une politique qui permettra au gouvernement de jouer son rôle régalien de coordination et de planification des actions prioritaires et des investissements nécessaires.

Le ministre Dorcin abonde dans le même sens en admettant volontiers que le sous-secteur semencier est le principal défi de son ministère et estime que « l’agriculture dans un pays comme Haïti ne peut pas fonctionner sans qu’il y ait un système semencier national […] », « Les agriculteurs [haïtiens] doivent avoir accès à des semences de qualité », a-t-il martelé.

Le projet d’appui à la relance du secteur semencier, financé par le gouvernement d’Haïti avec l’accompagnement de la BID à hauteur de 502,850 dollars et pour une durée de 18 mois, vise notamment la formulation d’une politique, d’une stratégie semencière et d’un plan programmatique pour le développement du secteur semencier, la définition d’un cadre juridique et réglementaire régissant la production, la commercialisation, le contrôle de la qualité ainsi que la certification des semences et des plants.

Le projet d’assistance technique et institutionnelle au programme d’appui à la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Haïti, qui va bénéficier, pendant quatre ans, d’un financement de l’Union européenne à hauteur de 1,08 million de dollars, a pour objectif de renforcer les capacités institutionnelles et techniques des structures partenaires du programme pour la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au niveau national et local.

« La FAO aidera le gouvernement dans l’établissement du dialogue politique sectoriel et le renforcement des mécanismes de gouvernance dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle au niveau central mais aussi au niveau local », informe Frits Ohler, qui en a profité pour adresser ses remerciements à la BID et à l’UE pour avoir confié l’exécution de ces deux projets à la FAO.

Et, finalement, le projet de développement et de la transformation de la filière lait en Haïti, un financement de la FAO à hauteur de 309 000 dollars, et qui durera neuf mois, proposera un accompagnement et une proximité aux producteurs de lait, aux gestionnaires de laiterie pour leur permettre de mieux maîtriser la technologie laitière et le marketing afin qu’ils puissent devenir des entreprises laitières ayant la capacité d’abonder les consommateurs et d’être concurrentielles sur le marché des produits laitiers.

Selon Frits Ohler, le lait constitue le deuxième produit alimentaire importé en Haïti après le riz, avec environ 85 000 tonnes de lait importés par an. « Si l’élevage et la transformation laitière étaient améliorés et bien organisés, le cheptel bovin national pourrait permettre de produire une quantité de lait suffisante pour satisfaire les besoins nationaux », a-t-il avancé.

Michel Chancy, secrétaire d’Etat à la Production animale, qui assistait à cette cérémonie de signature, croit que l’Etat doit se donner les moyens, à travers ce projet de laiterie, qui était financé initialement par le Fonds pour la reconstruction d’Haïti (FRH) que la FAO appuie administrativement et techniquement, de rapatrier les 90 millions de dollars qui étaient consacrés l’année dernière à l’importation du lait. « Notre objectif est de monter 150 unités de transformation de lait à travers le pays », a fait savoir le Dr Chancy, qui promet de suivre de près l’assistance que va apporter la FAO à la filière lait.

Auteur : Patrick SAINT-PRE

sppatrick@lenouvelliste.com








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