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La crise perdure à Limonade

mercredi 19 juin 2013 par Administrator

Les barrières de l’Université Henri Christophe de Limonade sont toujours fermées. Les protagonistes n’arrivent pas encore à trouver la bonne formule nécessaire pour entamer le dialogue. Les étudiants protestataires ne veulent pas ouvrir l’institution aux dirigeants, alors que ces derniers n’entendent rencontrer les premiers nulle part ailleurs...

La situation semble s’envenimer à l’Université Henri Christophe de Limonade. Fermée depuis vendredi dernier par un groupe d’étudiants, l’institution entame sa première semaine de dysfonctionnement. Pire. Le processus de dialogue entre les protagonistes n’a même pas débuté. Alors que les étudiants protestataires n’entendent pas ouvrir les barrières qu’ils ont enchaînées les clefs ont été gardées bien au chaud. Pour les responsables de l’Université, pas question de dialoguer dans les rues. Véritable dialogue de sourd avorté.

« Moi et les autres membres du conseil de gestion de l’université avions un rendez-vous de dialogue et de concertation, lundi dernier, afin de leur expliquer que tout ce qu’ils réclament est déjà disponible, a indiqué au Nouvelliste le président du conseil. Nous avons trouvé les portes de l’université fermées et ils ont mis des pierres à l’entrée. Donc, je n’ai pas accès au campus », a dénoncé le professeur Jean-Marie Théodat.

Ils ne sont qu’une vingtaine sur les 1 800 d’étudiants qui ont enclenché ce mouvement de protestation, a souligné M. Théodat. Selon lui, la majorité est très impatiente et très énervée par rapport à ce qui se passe dans l’établissement. « J’ai peur qu’il n’y ait une confrontation entre les étudiants », a-t-il dit, arguant que ceux qui veulent travailler lui ont demandé de rouvrir l’université. Un affrontement entre les étudiants donnerait une mauvaise image de l’université, a-t-il reconnu.

Le professeur Théodat a également reconnu que les protestataires veulent dialoguer, cependant, ils ont fermé le seul espace de dialogue, le campus, a-t-il fait remarquer. « Les rues ne sont pas un espace de dialogue ». Pour Jean-Marie Théodat, ce n’est non plus avec un petit groupe qu’il faut dialoguer, mais avec l’ensemble des 1 800 étudiants qui composent l’Université de Limonade fraîchement mise en service.

Plus le temps passe, plus les étudiants protestataires arrivent à s’organiser de mieux en mieux. Ils auraient à créer plusieurs cellules dont une pour la communication. C’est le responsable de cette sous-structure, Ernso Mervil, qui a été désigné, mardi, pour répondre aux questions du journal Le Nouvelliste. L’étudiant a rejeté les allégations du professeur Jean-Marie Théodat sur ses tentatives de dialogue susmentionnées. « Nous sommes là depuis vendredi dernier. Seul le délégué départemental du Nord, Ardrouin Zéphirin, est venu nous voir... », a-t-il dit.

Mais, a souligné Ernso Mervil, le problème n’est pas politique et la solution ne doit non plus venir de la politique. Il a dit que les étudiants protestataires n’ont pas été formellement mis au courant de la rencontre avortée de lundi dernier dont a fait mention le président du conseil de l’université. « Nous avons pris la décision de stopper toutes les activités au sein de l’université afin de trouver des réponses. Nous n’allons pas rouvrir l’institution sans dialoguer...ils doivent venir nous rencontrer... », a-t-il exigé au nom de ses camarades.

Bien que le président du conseil de gestion de l’Université de Limonade n’ait jamais raté une occasion pour faire comprendre aux étudiants protestataires que les filières qu’ils réclament seront disponibles l’année prochaine, ces derniers soutiennent que rien n’est encore véritablement arrêté sur ce point. Selon Ernso Mervil, le seul document officiel qu’ils disposent ne mentionne ces filières qu’au conditionnel.

En interviewant les deux parties, Le Nouvelliste constate que, les deux groupes paraissent disposés à dialoguer. Mais la question de l’endroit pour entamer les pourparlers pose problème. Les responsables exigent que cela soit fait à l’intérieur du campus alors que les protestataires n’entendent pas rouvrir l’université. D’aucuns diraient que, dans ce cas, il faut faire appel à des intermédiaires comme, par exemple, Religions pour la paix !

robenson Geffrard,

rgeffrard@lenouvelliste.com








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