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Les messages politiques ont été transmis - par : Frantz Duval, Lenouvelliste.com

jeudi 9 février 2012 par Administrator

« Positif », « satisfaisant », « gros succès », ces trois mots qualifient le bilan de la journée la plus politique de la délégation haïtienne à Washington. Pour cette première visite officielle de Garry Conille dans la capitale américaine l’OEA, le Département d’Etat et le Congrès des Etats-Unis étaient au programme. La primature, le représentant du président, les parlementaires ont fait front commun et capté les messages politiques de la journée.

Haïti : La journée est un gros succès, aux yeux du représentant du président Michel Martelly qui n’a pas encore, lui, effectué de tournée à Washington, ni non plus son ministre des Affaires étrangères.
« Nous ouvrons les relations, c’est un gros succès. Tous nos interlocuteurs ont apprécié la capacité du Premier ministre à présenter la situation et à l’inscrire dans la vision du président qu’il a la charge de mettre en projets », se réjouit Richard Morse, envoyé spécial du président de la République d’Haïti.

Morse a capté le message que c’est la police qui a, pour le moment, la côte auprès des responsables américains. Une police qui doit être « renforcée, modernisée, mise à niveau aussi bien dans ses infrastructures que dans ses effectifs. »

« La mission, souligne-t-il, a compris, à l’issue des visites de ce mercredi, « qu’il nous faut plus de coordination pour bénéficier de l’assistance qui nous est offerte ».
« Tout l’argent n’a pas été décaissé, le bât blesse, il nous faut nous préparer pour mieux coordonner si d’avantage de fonds nous parviennent », insiste Morse.
Le représentant du président Martelly croit que « décaisser les fonds est dans l’intérêt de toutes les parties : le peuple, les ONG, nos bailleurs et le gouvernement. »

Le sénateur Desras pour sa part qualifie lui aussi de positif le bilan de cette troisième journée de rencontres.
« Nous avons rencontré le Secrétaire général de l’OEA. On a parlé de l’avancement du processus démocratique, de l’impératif de respecter la constitution, du respect des délais pour la tenue des élections, du respect des lois républicaines. Luis Miguel Insulza, Secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA) nous a promis son appui et celui de l’OEA en ce sens », a indiqué au Nouvelliste le sénateur du Centre.
« Au Département d’Etat, nous avons eu deux rencontres avec Cheryl Mills. Nous avons évoqué la professionnalisation de la Police Nationale d’Haïti. Nous avons des vues communes sur le rôle de la police qui doit faire son devoir avec équité. »

« Le Département d’Etat et nous sommes convaincus que la PNH doit avoir plus de moyens, doit être en mesure de sécuriser le territoire et de veiller aux frontières. Une police forte assurera un environnement sécuritaire pour les investisseurs et les investissements. »

Avec Madame Hillary Clinton, le président du sénat a expliqué au Nouvelliste avoir passé en revue l’aide américaine à Haïti.

« La Secrétaire d’Etat a évalué avec nous la coopération américaine sur Haïti. Elle a sollicité de la délégation son opinion sur la meilleure manière de procéder pour que la partie haïtienne soit confortable et que l’aide américaine donne les résultats attendus. »

« Les USA souhaitent que la coopération aille à l’avantage d’Haïti. La secrétaire d’Etat dit attendre du gouvernement haïtien ses recommandations. Sa seule exigence est que tout soit géré dans la plus parfaite transparence. Elle réclame de nous une gouvernance qui ne laisse pas de porte ouverte à la corruption. Elle est concernée par les procédures de passation de marché. »

« En ce qui concerne l’Etat de droit et la démocratisation, nous avons exprimé des points de vue qui rejoignent ceux de la Secrétaire d’Etat qui, comme nous, souhaite que les élections se tiennent. Elle espère qu’une décision sera prise sur l’amendement de la constitution, que la cour de cassation soit complétée, que les institutions démocratiques soient solides. »

Dans un autre registre, au congrès américain, le sénateur Desras dit avoir appris l’inquiétude de la commission des affaires étrangères de la chambre des représentants sur les relations entre Haïti et l’Alliance bolivarienne, une structure qui s’oppose aux Etats-Unis. »
Comme Richard Morse, il a été satisfait de la réponse du Premier ministre Garry Conille qui a assuré qu’Haïti n’a que le statut d’observateur à l’Alba et une longue histoire d’amitié avec les peuples cubain et vénézuélien.

Cependant, le sénateur Desras précise « Nous avons besoin d’argent, mais nous ne pouvons pas accepter des fonds de n’importe quelle provenance au risque d’hypothéquer nos acquis démocratiques et perturber les relations dans les Amériques. »

Le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des députés qualifie, lui aussi, de satisfaisant le bilan des très bonnes rencontres qu’il a eues ce mercredi.

« Nous avons entendu les inquiétudes de la Chambre de Commerce américaine sur le niveau de transparence dans les processus de passation de marché en Haïti. Avec Mme Clinton, nous avons parlé de la nécessité de lever l’embargo sur les armes qui handicapent la PNH. A entendre Madame Clinton, la priorité serait de professionnaliser la police non pas de restaurer l’Armée. »

Guy Gérard Georges aussi estime que le vrai test de la journée a été la question des relations entre Haïti et l’Alba, une préoccupation majeure pour Washington.

« La réponse du Premier ministre a calmé les inquiétudes sur l’Alba et nos relations avec Cuba. »
C’est une bonne chose pour qu’Haïti puisse continuer à parler de coopération avec son puissant voisin.

Washington, Frantz Duval

duval@lenouvelliste.com

Twitter :@dalfaz








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