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Pour un entrepreneuriat innovant, formé et compétitif - par : Chenald Augustin, Lenouvelliste.com

vendredi 30 décembre 2011 par Administrator

Le Centre d’entrepreneuriat et d’innovation de l’Université Quisqueya vient de bénéficier de $ 914 000 du Fonds Clinton-Bush, destinés à la formation des entreprises du pays.

Haïti : Le Fonds Clinton-Bush pour Haïti a octroyé à l’Université Quisqueya (UniQ) un don de 914 000 dollars américains, en appui à la mise en place de son Centre d’entrepreneuriat et d’innovation (CEI), ainsi qu’à la réalisation de ses activités de formation et d’assistance technique aux entreprises locales, ont annoncé le recteur, Jacky Lumarque, et l’économiste Raulin Cadet, doyen de la faculté des sciences économiques et administratives de l’UniQ. Le CEI cible particulièrement les petites et moyennes entreprises (PME) et les très petites entreprises (TPE).

Création et consolidation des entreprises

Le CEI s’engage à former des entrepreneurs potentiels, des entrepreneurs actifs de PME et de TPE, des accompagnateurs (consultants) d’entreprise, qui, eux, pourront accompagner des entrepreneurs de PME. Le fonds, qui n’est pas destiné aux crédits à des entreprises s’étend sur trois ans. « Soit 377 000 dollars à partir de septembre 2011, 268 000 en septembre 2012 et 269 000 en septembre 2013 », a précisé Raulin Cadet.

Grâce à ce don, le CEI, assure Raulin Cadet, compte ainsi contribuer, sur les 3 ans à venir, à la création de nouvelles entreprises et à la consolidation de TPE. Le secteur d’entrepreneuriat le plus visé reste le secteur informel, que le Centre « se donne pour mission d’encadrer, d’assister en vue de l’aider à se formaliser ». Le CEI, dans le prolongement de plusieurs initiatives similaires, mises en place au cours des deux dernières années, offrira aussi une formation en management à des cadres de l’Administration publique. L’un des objectifs de la faculté des sciences économiques et administratives, c’est de faire de l’uniQ un pôle d’excellence en entrepreneuriat. D’ailleurs, ces exemples de réalisations expriment clairement la détermination de la faculté à y parvenir : l’organisation du concours de plans d’affaires, MEMA en 2010 ; l’organisation d’une université d’été d’entrepreneuriat en 2011 ; la victoire remportée par les étudiants qui ont fait de l’UniQ la lauréate, sur 10 universités et écoles de commerce haïtiennes, du concours d’entrepreneuriat de Peace Dividend and Trust, le 17 novembre 2011.

Pour mieux réaliser sa mission, le CEI collabore avec l’Institut de la francophonie pour l’Entrepreneuriat (IFE). Suivant le recteur de l’UniQ, Jacky Lumarque, une prestigieuse université américaine, réputée pour ses programmes d’incubation d’entreprises et le développement de l’entrepreneuriat, a déjà donné son accord de principe pour collaborer avec l’équipe du CEI. Ces collaborations permettront à l’UniQ de profiter de l’expérience d’autres centres similaires au CEI, afin d’offrir un service de très grande qualité à la communauté haïtienne. Le recteur, Jacky Lumarque, a aussi précisé que la création du Centre d’entrepreneuriat et d’innovation (CEI) rentre dans le cadre d’une composante fondamentale de la mission de l’UniQ : le service à la communauté.

« Préparer la jeunesse haïtienne aux différentes tâches de développement économique et social du pays »

L’UniQ entend préparer la jeunesse haïtienne aux différentes tâches de développement économique et social du pays. « Il faut des curriculums adaptés, estime le recteur de l’UniQ, Jacky Lumarque, qui tiennent compte, entre autres, de cette exigence. Autonomie, esprit d’initiative, sens de la décision, capacité de travailler en équipe, maîtrise de la communication, éthique professionnelle font partie de l’arsenal des outils, méthodes et valeurs qui fondent une véritable culture entrepreneuriale et qui doivent, par conséquent, trouver une place centrale dans nos curriculums. »

« Le CEI est donc une étape dans la mise en oeuvre d’une vision proprement quisqueyenne ancrée sur la conviction que le développement de l’entreprise est une base fondamentale pour la création de richesses et le développement durable », a fait valoir Jacky Lumarque. Le CEI naît du constat de la faiblesse de l’offre de formation en entrepreneuriat contrastant avec cette dynamique spontanée de création entrepreneuriale dont témoigne le peuple haïtien, du nombre restreint d’entreprises créées sur la base de produits et de procédés innovants, du manque d’accompagnement des entrepreneurs et du taux extrêmement élevé du chômage, particulièrement au niveau des jeunes. « Près de 80% des personnes occupées dans ce pays ne sont pas des salariés de l’Etat ni des grandes entreprises mais des travailleurs indépendants ou des micro entrepreneurs. Ces producteurs sont dépourvus de tout service de formation ou d’encadrement et sont condamnés à offrir des produits et services à faible valeur ajoutée », constate Jacky Lumarque.

L’UniQ a depuis quelques années initié un ensemble d’activités sur la formation en entrepreneuriat et le développement économique. « Nous avons organisé récemment, rappelle Jacky Lumarque, une école d’été en entrepreneuriat avec la coopération de l’Institut de la francophonie pour l’Entrepreneuriat (IFE) de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF). A partir de nos seules ressources propres, cette formation a été dispensée gratuitement à des jeunes en provenance de plusieurs autres universités de la capitale. Nous avons aussi, tout au cours de l’année dernière, animé, en partenariat avec TechnoServe, FOMIN de la Banque interaméricaine de développement (BID) et le programme USAID/HIFIVE, un dispositif de promotion de la culture entrepreneuriale auquel ont participé près de 400 jeunes venant de tous les départements du pays. »

Le CEI commencera à déployer ses nouveaux services à partir de janvier 2012. Les activités du CEI viennent renforcer le Centre de recherche en gestion et en économie du développement (CREGED) pour y inclure le volet d’innovation. « Ce sera donc l’occasion, espère Jacky Lumarque, à mesure que l’université contribue à améliorer la productivité de nos PME, d’accroître nos connaissances sur le milieu entrepreneurial haïtien, ses caractéristiques, ses atouts, ses potentialités, les obstacles à son développement, condition nécessaire pour définir de bonnes politiques publiques et mettre en place des dispositifs pertinents de promotion et de soutien à l’investissement et à la création d’entreprises innovantes. »

Chenald Augustin








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